Prunellier

À mes nièces Prunelle et Iris

Pour le prunellier,
je voudrais un poème simple et acéré
comme une épine
qui irait droit au cœur

Ou mieux encore plongerait en léthargie
les moteurs et machines
et l’on n’entendrait plus
que les pinsons et mésanges
Ils font du bien à l’âme humaine
qui se souvient d’avoir été oiselle

Jubilation fraîche
du premier printemps, prunellier
met ses dentelles
immaculées à sécher
blanches à contre-azur
sans feuilles, tout en fleurs
au bout des épines noires Continuer la lecture de « Prunellier »